Daan

Il marche en regardant ses pieds, on imagine un petit garçon égaré, mais il est trop grand pour qu’on y croie, il est trop viril aussi. Et quand il chante, c’est un homme mûr, sûr de lui, solide.

C’est un roc. Et sa voix rocaille. Elle soulèverait des troupes et des montagnes.

Daan, ex-Dead Man Ray, chanteur flamand qui n’hésite d’ailleurs pas à chanter dans sa langue maternelle pour protester contre la politique d’extrême-droite. Il soulève non seulement les insoumis mais aussi, et depuis plus de vingt années, les applaudissements.

Homme de scène, il se révèle dans ses disques et celui-ci particulièrement. Parce qu’il ose, pour la première fois, écrire en français alors que ça lui semblait impossible, il offre une version de lui-même encore plus vaste.

Daan est « un homme sans frein », on s’en doutait déjà quelque peu, « un homme averti » de « trente treize ans » qui, soutenu par Thierry Dory, son ami réalisateur, a écrit de superbes chansons.

Un univers bien à lui qui s’encanaille d’influences diverses. D’Yves Montand à Françoise Hardy,en passant (entre autres) par Bashung et Gainsbourg, les morceaux clignent de l’½il à l’un ou à l’autre mais ne s’égarent pas.

Daan se livre, il nous parle de lui, de ses doutes, ses écueils mais aussi du monde qu’il habite.

website | facebook
powered by d-web